Actualité Entretien avec Christophe Barthès, maire de Carcassonne Zoom de l'image © Julien Roche Quel bilan tirez-vous de ces premières semaines à la tête de la mairie de Carcassonne ? La fierté d’être le Maire d’une ville de 45 000 habitants et surtout une fierté d’arriver à faire des choses concrètes pour ses habitants. Nous agissons au quotidien dans l’intérêt des Carcassonnais. Et nous avons des retours très positifs. Plus de sécurité et de propreté n’étaient pas que des slogans de campagne, mais elles sont devenues une réalité. Il est évident que nous ne pouvons pas tout faire en trois mois, surtout avec un budget contraint. Nous incarnons une équipe municipale soudée et notre bilan demeure très positif pour le moment, car nous sommes animés par la passion pour notre ville. Vous avez présenté le budget 2026 comme étant un budget de « bon sens ». A quoi cela correspond-t-il ? Encore une fois, des choses concrètes pour les Carcassonnaises et les Carcassonnais. Leur quotidien, comme je l’ai toujours dit, nettoyer leur devant de porte au sens propre comme au sens figuré. Tout simplement améliorer leur quotidien avec bon sens. On ne fait que ce que l’on a promis de faire dans notre pro-gramme. Tout ce que nous avons entrepris depuis le début, nous l’avons écrit dans notre programme, nous ne faisons rien dans le dos des Carcassonnais. Nous diminuons forte-ment l’endettement tout en maintenant les subventions aux associations sans augmenter les impôts. C’est cela gérer la ville en bon père de famille, en faisant attention à chaque euro dépensé. Quel bilan dressez-vous de l’arrêté anti-mendicité qui a été votre première mesure ? Nous sommes satisfaits même si tout n’est pas parfait. Il y a encore du travail, mais les policiers municipaux ou les ASVP (Agents de Surveillance de la Voie Publique) font un boulot formidable. Une fois encore, et je tiens à le rappeler, cet arrêté ne vise pas à s’attaquer aux pauvres, mais à des personnes ivres, violentes et qui s’en prennent régulièrement aux femmes. Leur comportement inacceptable, c’est terminé ! Vous avez misé sur le renforcement du stationnement avec la mise en place de la gratuité le samedi et la transformation de certains lieux pour gagner de nouvelles places. Quel est votre objectif ? L’objectif, c’est de ramener du monde en centre-ville le samedi matin. La gratuité des parkings comme le fait de resserrer le marché au textile est de créer 50 places supplémentaires au niveau de la place Davilla, ce qui permettra d’obtenir 350 places supplémentaires le samedi. Bien entendu, d’autres mesures suivront pour redynamiser notre centre-ville, et nous travaillons activement à l’implantation de nouveaux commerces. Le projet d’office de tourisme en lieu et place de l’ancien couvent des Carmélites sera municipal et non intercommunal. Qu’est-ce que cela va changer concrètement ? Il vaut mieux être un petit patron chez soi qu’un grand ouvrier chez les autres. Je n’ai pas l’habitude d’étendre les pouvoirs de la ville et surtout du maire à d’autres instances qui, vous l’avez vu, nous barre la route au quotidien. Et qui de mieux pour gérer l’office de tourisme de Carcassonne que la ville de Carcassonne elle-même ? Sur le volet culturel, vous avez annoncé le lancement de différents projets. En quoi consisteront-ils et à partir de quand verront-ils le jour ? Remplaceront-ils des évènements existants ? Ce seront des projets qui vont être basés sur la tradition, des fêtes anciennes que nous remettront au goût du jour. Et vu l’état du budget qu’on nous a laissé, nous commencerons pour la plupart de ces projets en fin d’année et l’année prochaine. Nous avons mis à l’honneur Jeanne d’Arc, au travers de la restauration de sa statue située sur le parvis de la cathédrale Saint-Michel. Nous allons relancer la fête du cochon de Dame Carcas et développer les fêtes existantes. Contrairement à de fausses informations qui circulent, le festival off, la feria et la magie de Noël auront bien lieu ! Quels vont être les projets phares à venir pour améliorer le cadre de vie des Carcassonnais ? Toujours du nettoyage parce que nous n’avons pas encore fini mais également un plan pluriannuel de réfection des routes et des trottoirs ainsi que le développement des pistes cyclables. Nous allons embaucher des policiers municipaux, lancer la police municipale à cheval pour davantage de sécurité. Nous pensons à nos enfants, c’est donc pourquoi nous lancerons un plan de climatisation des écoles face aux fortes chaleurs, et nous accompagnerons les plus fragiles.