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    Modifié 16 Jan. 2019

    Acquisition d'une pièce d'argenterie réalisée par un orfèvre carcassonnais

    Une des missions du musée des beaux-arts de la Ville de Carcassonne est de contribuer à la valorisation du patrimoine de la ville, et notamment de mettre en lumière tout le savoir-faire des artistes et artisans qui, au cours des siècles passés, ont participé au rayonnement du territoire.

    C’est dans cette perspective, lors d’une vente aux enchères en octobre dernier, que le musée des beaux-arts s’est porté acquéreur d’une écuelle en argent uni, datée de 1770-1771.

    Cette pièce a été réalisée par Philippe Aribaud, Maître orfèvre du XVIIIème siècle, surtout connu pour son orfèvrerie liturgique ; six objets de sa main, conservés au sein des églises du département de l’Aude, sont classés au titre des Monuments historiques. Son talent est également reconnu dans le domaine des arts de la table, dont une écuelle de sa création fût exposée lors de l’exposition de 1936 au musée des arts décoratifs de Paris.

    Le maître-orfèvre est l’un des membres de cette dynastie qui compta quatre orfèvres à Carcassonne. Si l’on connaît bien les ciboires et crosses d’évêques laissés par Philippe, Jean-Pierre et Pierre ARIBAUD, on connaît peut-être moins bien leur production civile.

    Désormais, l’écuelle et son couvercle sont venus rejoindre la cafetière égoïste et la cuiller à ragoût, de cette famille d’orfèvres, présentées dans la salle Jacques Gamelin, du musée des beaux-arts de Carcassonne.

    Pour le plus grand bonheur des amateurs, le musée des beaux-arts conserve et enrichit un fonds d’argenterie du XVIIIème siècle, qui contribua à la renommée de Carcassonne.